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« Que faire à Saint-Nazaire ? Il y a le Seamen’s club »

Marie-Cristine Le Nay passe régulièrement rendre visite aux marins, ici Aung Kyi Tun et Thet Lwin.

Lorsqu’il aperçoit Marie-Christine Le Nay, tout en bas sur le quai, Aung Kyi Tun affiche naturellement le sourire qui veut dire « content de te voir ». Depuis le mois de janvier, la présidente de Marine accueil Loire est devenue un visage connu des marins de l’AG Vartholomeos. Ce n’est pas encore une amie, mais une personne sur laquelle les marins en escale forcée peuvent compter. Elle est montée à bord pour la première fois le 5 janvier, au port de Montoir. « Nous savions que les Ukrainiens célèbrent Noël ce jour-là. On a préparé une corbeille de fruits pour eux. » Un présent pour se faire accepter et mettre en confiance l’équipage.

Le jeune marin Birman, et son compatriote Thet Lwin, retrouvent Marie-Christine une fois dévalés les marches de la coupée. Le premier est encore au travail, le second s’apprête à aller faire un tour. Âgés de 27 et 30 ans, les hommes d’équipages polyvalents ne sont pas du genre à pleurer sur leur sort. Ils ne sont pas mariés, n’ont pas d’enfants en Birmanie. Alors la vie s’écoule ici comme ailleurs. « On regrette la mer parce qu’on est des marins », dit simplement Aung Kyi Tun. Il ignore évidemment si l’escale de son navire va durer encore longtemps. Il passe ses heures à bord à entretenir le cargo, puis se repose. De Saint-Nazaire, il connaît finalement peu de chose. « Ce qu’on fait ? On va jusqu’à la plage et sinon, le Seamen’club », poursuit Thet Lwin.

Le wi-fi pour parler aux familles

Dans le local réservé aux marins de passage, ils trouvent des gens pour parler, mais surtout un ordinateur, « une connexion wi-fi pour pouvoir échanger avec la famille. » Le dialogue en anglais est en général succin. Pour les bénévoles de l’association, le lien a également bien fonctionné avec les autres marins de nationalité égyptienne. « On était en plaine période de ramadan. Je leur ai demandé s’ils voulaient avoir accès à un imam. Ils ont pu se rendre dans les deux mosquées nazairiennes. »

Ce lundi soir, les neuf Égyptiens, dont le capitaine, s’apprêtaient à célébrer l’Aïd. La plupart sont d’abord passés au Seamen’s Club, ensemble ou à tour de rôle, sur l’un des vélos que l’association leur a dénichée, grâce à un réseau de donateurs. Du quai des Charbonniers au Petit-Maroc, les marins ne s’éloignent jamais vraiment du port.

Source: Ouest-France  
Mercredi 30 juillet 2014

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